mercredi 24 octobre 2007

Actu : Foi(e) de syndicaliste


Jeudi 18 octobre, midi, l’heure de l’apéro. Pour seulement quelques euros on s’offre une bière ou une boisson anisée. Dans une ambiance de kermesse, des stands improvisés de la CGT, de FO, de Sud et de l’UNSA prennent vie en amont de l’heure de départ du cortège place de la République.

Bruno, la cinquantaine, autocollants rouge, jaune et blanc sur son tee-shirt et verre à la main, vieux briscard des rapports de force syndicaux, est entouré par ses camarades. Syndiqué à la CGT depuis 27 ans, il est agent des impôts. S’il est grèviste aujourd’hui c’est par solidarité avec les cheminots, car lui ne bénéficie pas des régimes spéciaux de retraite. Dans la fonction publique, la retraite c’est après 40 ans de service, et pour lui, « s’attaquer aux régime spéciaux, c’est s’attaquer aux retraites en général ».

Il n’est pas là uniquement pour contester la réforme du gouvernement, Bruno et son syndicat font des propositions : pour eux c’est une évidence, l’âge de la retraite doit être en corrélation avec la pénibilité du travail. Au-delà du problème des retraites, c’est la « sécu qui est en panne », et toute la fonction publique.

Bruno est fier de la mobilisation de la CGT (entre 20 et 30% dans sa branche). « La reconduction ou non de la grève, sera fonction du nombre de manifestants » dit il « mais aussi des réunions intersyndicales et interprofessionnelles ».
Si pour faire reculer le gouvernement, il faut un mouvement d’ampleur comparable à celui de 1995, il est prêt. Déterminé, il est sûr qu’ils le feront plier comme celui d’Alain Juppé il y a 12 ans.

14h30. Les slogans sont déjà au point. C’est au cri de « public-privé ensemble ont va gagner » et de « cheminots-usagés solidarité » que les manifestants prennent la rue. Des slogans auxquels le gouvernement semblait rester sourd en fin de journée.

Stéphanie Barrat

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