mardi 26 février 2008

Cinéma : Paris, mon amour...


Après « Chacun cherche son chat », « L’auberge espagnole », le nouveau film événement « Paris » de Cédric Klapisch sort au cinéma. Le réalisateur rend hommage à la Ville lumière.

Un casting exceptionnel a été réuni pour cette comédie dramatique de Cédric Klapisch. Les habitants de Paris sont interprétés par Romain Duris, Fabrice Luchini, Juliette Binoche, François Cluzet, Zinedine Soualem, Mélanie Laurent…

Le film retrace l’histoire de Pierre, danseur au Lido, qui vient d’apprendre qu’il souffre d’une terrible maladie du cœur et se demande s’il va mourir. Son état lui apporte un regard nouveau sur les personnes qu’il croise : une assistante sociale, un architecte, un maraîcher, un clandestin, un prof de fac, un mannequin… Ces personnages sont tous différents mais partagent un point commun : Paris.

«J'ai voulu dire que Paris est une ville plurielle et que tous ces personnages de races et de milieux différents font qu'elle existe. Il y a cela dans Le Spleen de Paris de Baudelaire… Une ville, c'est sans queue ni tête!», s’exclame Cédric Klapisch. Dans son film, il s’amuse à alterner les descriptions individuelles et les histoires collectives. Pour cela, il s’est inspiré du roman de Georges Perec « La Vie mode d'emploi » dans lequel règne un apparent désordre avec une sensation de va-et-vient de personnages différents.

Cédric Klapisch, qui habite le 11ème arrondissement, n'a presque jamais quitté la capitale. Il signe ici une véritable déclaration d’amour à la ville : «Paris est une ville sans centre, comme dit l'un de mes personnages. Elle est mobile. C'est aussi pourquoi j'ai voulu ce titre aussi sobre qui n'avait jamais été utilisé. Paris m'a fait vivre tellement d'émotions que j'ai voulu lui en rendre. Je lui suis redevable de tant de choses, d'être là et d'y habiter.»

Déborah Creff

Chine et Inflation : Les fruits de la croissance partagés


La Chine connaît les affres de l’inflation et doit prendre des mesures économiques et financières afin de contrer le ralentissement de son économie ; alors que les Chinois sont de plus en plus demandeurs de biens de consommation sur le marché mondial.

L’Empire du Milieu entre dans une période inflationniste, causée par le mauvais temps, qui en ce début d’année a paralysé le fonctionnement de ses principales infrastructures. Sa production agricole a été également frappée de plein fouet, avec 11,9 millions d’hectares de cultures détruites. Ce qui a causé une hausse significative des denrées agricoles. Cette augmentation importante s’est répercutée sur l’indice des prix à la consommation qui a subi, en janvier 2008 une hausse de 7.1%, comparé à celui du mois de janvier de l’année précédente.

Pour juguler cette inflation galopante, le gouvernement chinois pourrait augmenter les taux d’intérêts. De plus, afin de protéger l’équilibre de la balance commerciale, la Banque Centrale Chinoise, risque de dévaluer le yuan. Ce denier, nettement sous-évalué, était, jusqu’à présent, maintenu flottant. Le risque encouru est que, l’augmentation des prix des denrées chinoises générée par ces mesures n’entraîne une baisse des exportations. Ce qui se répercuterait sur le PIB chinois d’autant plus que l’économie mondiale connaît actuellement une stagnation de croissance.

En outre, depuis quelques mois, l'excédent commercial de la Chine est en net repli. Car, selon les statistiques des douanes, il serait passé de 27,1 milliards de dollars en octobre 2007 à 19, 49 milliards en janvier 2008. Mais cette réduction s’explique aussi par des facteurs autres, tels que l’augmentation de sa facture pétrolière. Elle reste le troisième importateur mondial, venant après les Etats-Unis et le Japon, et le pays connaît actuellement l’émergence d’une classe moyenne qui voyage de plus en plus hors de Chine et est friande d’articles occidentaux dans le domaine du luxe. Ainsi, 21,6 millions de Chinois devraient faire du tourisme à l’étranger pendant le premier semestre 2008.

Chantal Sayegh-Dursus

dimanche 24 février 2008

Cuba : Les adieux du Lider Maximo


Mardi 18 février, Fidel Castro a annoncé qu’il se retirait du pouvoir politique. Le « Comandante en Jefe » ne briguera pas dimanche, la présidence du conseil d’Etat. La course à sa succession est ouverte même si son frère Raul paraît favori.

Depuis 49 ans, les adversaires de Fidel Castro espéraient voir les Cubains envahir les rues de la Havane dès l’annonce de son retrait. Mais mardi, rien ne s’est produit, le Lider Maximo fait toujours l’admiration d’une partie de ses concitoyens même si certains lui reprochent son autoritarisme et ses échecs économiques. Il reste une figure charismatique et paternaliste cubaine.

Son frère, Raul Castro, paraît le mieux placé pour lui succéder. Une première transition a déjà eu lieu entre les deux chefs puisque depuis 19 mois, Raul est à la tête de Cuba. C’est désormais officiellement qu’il vise la présidence. Néanmoins il n‘est pas le seul en lice. Il faudra compter également sur Felipe Perez-Roque (46 ans, actuel ministre des Affaires étrangères) et sur Carlos Lage Davila (56 ans, vice-président en charge de la politique économique).

La population n’est pas surprise de la décision du « Comandante », car cela fait déjà de longs mois qu’il a troqué son treillis militaire pour un jogging rouge trop grand, laissant deviner son corps affaibli.

L’Assemblée Nationale mettra fin au suspense dimanche 24 février, en choisissant le futur chef de l’île. Pourtant cette institution n’a aucune utilité, en effet, aucun député n’y a jamais présenté un projet de loi.

La réaction du vieil ennemi des Cubains ne s’est pas fait attendre, pour George Bush "La communauté internationale doit travailler avec le peuple cubain pour construire des institutions démocratiques. Cette transition doit mener à des élections libres et justes, et non plus des élections mises en scène. Les États-Unis vont aider le peuple cubain dans cette voie de la liberté". Or, depuis plus de quarante-cinq ans, les USA opèrent et maintiennent un blocus contre Cuba.

Stéphanie Barrat

Primaires US : Obama de plus en plus proche de « son rêve ».


Mardi 19 février, Obama a remporté une victoire majoritaire sur sa rivale Hilary Clinton, dans l’état du Wisconsin. En obtenant 58% des voix, il aligne ainsi sa neuvième victoire d’affilée.

Le Parisien révèle la typologie des votants : si Obama attire 60% des jeunes et la moitié de l’électorat féminin, il est devancé par Clinton chez les plus de 65 ans. Pour BBC News « Hilary est sous pression ». Dans son analyse, la rédaction revient sur les choix stratégiques de l’ex-Première Dame des Etats-Unis : elle aurait trop investi sur les grands états et trop critiqué son rival. Dans Le Figaro, on note la dernière attaque de Clinton qui « accuse son rival d’avoir cité sans le créditer, Deval Patrick, gouverneur du Massachusetts et figure de la communauté afro-américaine ». Obama s’en est défendu au cours d’une allocution télévisuelle en citant Martin Luther King et en démontrant du même coup que les mots appartiennent à tout le monde. « I have dream ! » a-t-il clamé devant une foule jeune, déjà conquise, ajoutant, pour confirmer définitivement la tournure de l’électorat jeune en sa faveur : « les bonnes idées vont mourir parce que les politiciens passent trop de temps à essayer de marquer des points ».

L’AFP revient un peu plus sur les chances d’Hilary Clinton de revenir dans la course : elle n’a plus le choix, elle doit gagner l’Ohio et le Texas. L’agence note que l’Ohio et le Wisconsin sont des états proches en terme de représentativité : crise immobilière, chute de l’industrie, les habitants de ces états ont besoin d’être rassurés et Obama, a pour l’instant su trouver les bons mots, dans le Wisconsin.

Obama a déjà acquis 21 états et un total de 1302 délégués. Hilary Clinton en compte 13 pour un total de 1235 délégués. Il y a encore trois grands états : Texas, Ohio et Houston. Mais déjà le jeune leader américain a une sérieuse avance, en vue d’obtenir les 2025 délégués, qui lui permettrait de prendre l’investiture du parti Démocrate.

Dans le camp Républicain, McCain gagne largement contre Huckabee, avec 54% des voix contre 37. Il accumule un total de 846 délégués. Huckabee n’en compte que 243. Autant dire que la course est quasi gagnée dans ce camp puisqu’il faut 1191 délégués.

Patrice Alain

Maroc : Fouad Mourtada, faux frère et « martyr du Net »


Fouad Mourtada, un ingénieur marocain de 26 ans, est jugé depuis vendredi 15 février à Casablanca pour s’être fait passer pour le frère du roi Mohamed VI, sur le site de réseau social Facebook. Une affaire qui a engendré une vague de soutien massif en faveur du jeune homme.

Cinq ans de prison. C’est la peine que risque Fouad Mourtada, à l’issue de son procès pour « usurpation de fonction » et « falsification de documents informatiques ». Sous ces termes sentencieux, une simple fiche crée sur le site Facebook : celle du prince Moulay Rachid, le frère du roi Mohamed VI. Arrêté et incarcéré début février, le jeune ingénieur aurait été torturé par la police marocaine qui le soupçonnait d’abord d’avoir des liens avec des groupes terroristes, puis, de tenter de séduire des femmes…

Maître Ali Amar, son avocat, analyse : « Mon client n’a commis aucune escroquerie à l’égard de quiconque. (…) Il s’agit d’un problème de culture : c’est
la première fois qu’un Marocain se fait passer pour quelqu’un de très important sur un site internet, alors qu’en Europe et aux États-Unis, c’est déjà monnaie courante ».

Pour Fouad Mourtada, c’est l’incompréhension : « Il y a tellement de profils de célébrités sur Facebook. Je n’ai jamais pensé qu’en créant le profil de SAR (ndlr, Son Altesse Royale) le prince Moulay Rachid, je lui portais atteinte. (...) C’était juste une plaisanterie, une blague ». Et d’ajouter : « Je regrette mon geste et implore le pardon pour le mal que j’ai causé à toute ma famille. Je ne suis pas un malfaiteur, mon ambition dans la vie était simplement d’avoir un travail stable et une vie
normale ».

Vendredi, donc, au bout de vingt minutes, le juge a décidé du report de l'audience au 22 février, selon la requête de la défense, mais a rejeté la demande de libération provisoire sous caution de l’ingénieur. « L'affaire est trop grave et nous ne disposons d'aucune garantie quant à la bonne foi de l'intéressé », a justifié le procureur.
Le site Helpfouad, créé par le Comité de soutien du jeune homme, a mis en ligne une « pétition pour la libération de Fouad », qui a vu le nombre de signataires quintupler en seulement cinq jours. Le groupe de soutien sur Facebook réunissait, lui, près de 1 800 adhérents au 20 février.

Koceila Bouhanik

Mode : Milan en pleine Fashion Week


C’est la saison des défilés. Après New York, Madrid et Londres, c’est au tour de Milan d’accueillir l’événement.

La Lombardie est dans tous ses états. La semaine dernière, elle accueillait la semaine de la mode, quelques jours après celle de Londres, et avant celle de Paris fin février. Près d’une centaine de collections de prêt-à-porter automne hiver a été présentée à ceux qui font et défont la mode.

Comme à son habitude, c’est la maison de couture Elena Miro qui a ouvert la série de défilés en présentant sa collection spécialisée notamment dans les grandes tailles, pour laquelle la maison milite. Les catwalks ont ensuite continué avec entre autres Burberry, Armani ou encore Prada.

Pour sa nouvelle collection, la maison Dolce & Gabbana, s’est directement inspirée de la garde-robe de la reine d’Angleterre, renouant avec le style victorien, contrairement à ses habitudes plus glam-rocks. Le défilé a mis en scène des mannequins vêtues d’imprimés écossais, de foulard noués sous le menton et de motifs jacquards. La présentation d’Armani a été inspirée de vagabondage en Asie, avec des imprimés chinois.

Il est important de souligner que dans la capitale de la mode italienne tout comme à Madrid, les mannequins considérées comme trop maigres ont volontairement été écartées des podiums. En France, une telle réglementation est en cours de réflexion au ministère de la Santé. En attendant, pour survivre côté mode pour la saison 2008, il faudra faire avec le grand retour de l’imprimé léopard, de la fourrure et des plumes.

Élodie Petit

Éducation Nationale : Retour aux fondamentaux


Alors que la proposition d‘enseignement de la Shoah dès le CM2 continue de faire débat, Xaviert Darcos a présenté mercredi matin les nouveaux programmes du primaire qui devraient être effectifs dès la rentrée 2008.

« Un retour au fondamentaux ». Conformément aux souhaits de Nicolas Sarkozy, le Ministère a présenté un projet particulièrement « recentré sur le français et les mathématiques ». Dans son discours sur le primaire, prononcé vendredi 15 février à Périgueux, le Président de la République avait déjà exprimé son désir de « remettre à l’honneur » le vocabulaire, l’orthographe et la grammaire.

Deuxième axe important de cette réforme, la mise en place d’une « instruction civique et morale » durant laquelle devrait être traités pêle-mêle la Shoah, les règles de politesse, de tenue, mais aussi les emblèmes de la République française comme le drapeau tricolore, Marianne ou encore l’hymne national, « à l'écoute duquel nos enfants devront se lever ».

Mardi, avant même l’annonce des programmes, le Snuipp-FSU, principal syndicat du primaire, dénonçait "la politique du secret" qui entourait leur élaboration : « Nous trouvons sidérant leur mode de préparation. En 2002, date d'élaboration des derniers programmes, il y avait eu une consultation approfondie des personnels, notamment des formateurs en IUFM (formation des maîtres). Là, on est incapable de dire quels experts les ont élaborés ». Des inquiétudes que Xavier Darcos a tout de suite tenues à tempérer : « Il s'agit d'un projet de programmes, qui sera ensuite soumis aux enseignants lors d'une demi-journée banalisée prévue après les vacances d'hiver. Ils pourront faire remonter leurs remarques, avant que les textes soient soumis au Conseil supérieur de l'Education. » De là à savoir si ces remarques seront réellement prises en compte, réponse en septembre.

Josian Bonnouvrier

Trophées du Hip Hop : Une soirée… À la bien !


Mardi 19 février au soir, l’Olympia accueillait le must du Rap et R&B français à l’occasion de la deuxième édition de l’Année du Hip-Hop. Cette année, le public a choisi la chaleur et l’accent chantant du marseillais Soprano récompensé par trois fois.

Meilleure chanson avec « À la bien », meilleur album grâce à « Puisqu’il faut vivre » et enfin meilleur artiste Rap… Lors de cette seconde édition, Saïd M’Roumbaba, mieux connu sous le pseudo Soprano, a tout raflé. Né à Marseille en 1979, le rappeur débarque sur le devant de la scène au sein du groupe Psy 4 de la rime. Accompagné de ses trois acolytes, il sort deux albums (Block Party et Enfants de la lune) avant de mener en parallèle une carrière solo dont le premier album a été sacré hier soir. Un très bon départ pour l’enfant du Sud qui a également obtenu un disque d’or pour cet opus.

Une autre marseillaise a été primée dans la catégorie meilleure artiste R&B : Kenza Farah. La jeune chanteuse, qui a sorti son album il y a seulement huit mois, fait déjà un carton. Disque d’or en deux semaines, la jeune femme de 21 ans débute une carrière en fanfare grâce à un public totalement conquis.

Dans les autres catégories, El Matador (« Génération wesh wesh ») a remporté le trophée de la meilleure révélation de l’année. Le meilleur groupe de l’année n’est autre que le célèbre et largement reconnu Mafia K’1 Fry. Booba rafle le trophée du meilleur concert de l’année. Quant au meilleur clip, c’est le val de marnais Kery James qui est primé pour « Le combat continue 3 ». Enfin, dans la catégorie meilleur artiste ragga dancehall, c’est Admiral T qui rafle la mise.

La soirée a également été marquée par l’absence de Diam’s récompensée par trois fois l’an dernier. La rappeuse, victime d’une agression en décembre, ne s’est pas présentée à la cérémonie à laquelle elle était conviée. Ce qui n’a pas empêché le présentateur Yassine Belattar de lui faire un clin d’œil : « Allez, l'Olympia faites du bruit pour Diam’s ».

Christelle Pellissier

mercredi 20 février 2008

France : Un vent nouveau souffle sur l’école


Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, dévoile, mercredi 19 février, les nouveaux programmes du primaire qui s’appliqueront à la rentrée 2008. Ce plan marque le grand retour aux « fondamentaux » annoncé par Nicolas Sarkozy.

Lors de son discours à Périgueux vendredi, Nicolas Sarkozy s’est engagé à diviser par trois d’ici à 2012, le nombre d’élèves qui ne savent pas lire et écrire correctement à leur arrivée en sixième. Depuis vingt ans, les réformes de l’école se succèdent et pourtant, 15% des élèves entrent au collège avec de grosses lacunes en lecture et en écriture. Pour lutter contre ce constat affligeant, Xavier Darcos propose plusieurs mesures.

La première piste est la fin des cours le samedi matin. Les écoliers travailleront 24 heures au lieu de 26. Sur ce temps, les cours seront centrés sur l’apprentissage du français et des mathématiques. Une heure hebdomadaire de sport supplémentaire sera introduite. Les élèves en difficulté bénéficieront de deux heures de soutien en petits groupes dans la semaine pour combler leurs lacunes. Des stages de rattrapage d’une semaine pendant les vacances seront proposés au CM1 et au CM2.

Les symboles républicains seront replacés au cœur de l’école avec des leçons de morale et de politesse. En fin de CE1, les élèves devront se lever au son de « la Marseillaise » et savoir reconnaître les emblèmes de la République tels que le drapeau, la devise nationale ou encore le buste de Marianne. Le ministre projette également d’instaurer une culture du résultat: les élèves et les écoles seront évalués régulièrement.

Enfin, les programmes seront plus courts et plus compréhensibles. « Les nouveaux programmes de l'école primaire présenteront en quelques pages, dans un langage évitant tout jargon, l'ensemble d'un cursus disciplinaire désormais recentré sur le français et les mathématiques », avait déclaré Nicolas Sarkozy vendredi. Des cent pages de programmes, il ne devrait ainsi en rester qu’une trentaine.

Déborah Creff

Ligue des Champions : Les Reds Devils s’invitent au dîner du Roi Lyon


L’Olympique Lyonnais affronte Manchester United mercredi, à 20h45 pour le huitième de finale aller de la Ligue des Champions.

Les Lyonnais ont hérité du plus gros morceau, au vu des performances de l’équipe anglaise sur le sol britannique. En Ligue des Champions, tout est possible et les favoris peuvent vite chuter. Pour cela, Lyon pourra compter sur ses joueurs expérimentés, comme Juninho, Coupet, Govou ou Grosso, ainsi que sur les jeunes talentueux que convoitise d’ailleurs Manchester, Ben Arfa et Benzema, le tout coordonné par un collectif qui a fait ses preuves.

Malheureusement même une grande équipe a ses hauts et ses bas. Lyon est dans une mauvaise passe après la défaite 1-0 samedi face au Mans. Pire que le score, c’était la prestation qui a le plus laissé à désirer. Mais Manchester est aussi coutumier du fait. Malgré une
victoire 4-0 ce week-end en Cup face à Arsenal, leader du championnat anglais, il faut se rappeler qu’une semaine plus tôt, les Reds Devils avaient perdu le derby face à Manchester City 2-1 à domicile.

Le duel attendu de cette rencontre opposera Cristiano Ronaldo, le meilleur joueur de Premier League et un des meilleurs buteurs de Ligue des Champions, et Karim Benzema, le meilleur buteur de Ligue 1 et nouvelle coqueluche de l’équipe de France.

Quatre matches ont déjà eu lieu mardi soir. Chelsea n’est pas allé au-delà du match nul 0-0 face à l’Olympiakos. Schalke04 a fait l’essentiel en battant Porto 1 à 0 (but de Kuranyi). Le Real Madrid a pris une option sur la qualification après sa défaite 2-1 à l’extérieur face à l’AS Roma (buts de Raul pour Madrid et de Pizarro et Mancini pour les Romains).

Et finalement, le gros choc était le Liverpool - Inter de Milan sur les terres de la Reine. Les Reds de Liverpool ont vaincu les Italiens 2-0 (buts de Kuyt et Gerrard). Une surprise qui n’en est pas une puisque les milanais ont vite été réduits à 10 après l’expulsion de Marco Materazzi à la 30ème minute. Pour cette deuxième soirée, les paris sont ouverts avec, outre Lyon-Manchester, Celtic Glasgow-Barcelone, Fenerbahçe-FC Séville et surtout, Arsenal-Milan AC.

Marco Martins

dimanche 17 février 2008

Musique : The Return of the King



« Thriller » l’album le plus vendu au monde (aux alentours de 104 millions d’exemplaires), est réédité pour fêter les 25 ans de sa sortie.

Cet album remasterisé comporte les 9 chansons originales présentes dans la première version qui est donc sortie en 1982 et qui avait été produite par Quincy Jones. En plus de ces 9 morceaux, on retrouve 7 titres inédits. Parmi eux, 5 remixes des chansons les plus connues : « The girl is mine » et « P.Y.T (Pretty young thing) » avec Will.I.Am, « Wanna be startin’ somethin’ » avec Akon, « Beat it » avec Fergie, et « Billie Jean » avec Kanye West. Autant de personnalités qui trustent les premières places des charts aux USA. Michael Jackson a voulu s’entourer des meilleurs et pourtant, de ces fameux inédits, on retient surtout la vraie nouveauté, le titre « For All Time », un titre inachevé qui devait figurer sur l’album original de « Thriller ». Ce titre a été mixé et masterisé par le King en personne. Il se remet progressivement au travail et les fans attendent avec impatience la sortie d’un nouvel album et non de compilations ou de rééditions.

Michael Jackson revient donc sur le devant de la scène et les médias reprennent les nouvelles à tout va. Présences ratées à des cérémonies (NRJ Music Awards, Grammy Awards), rumeurs de concerts (plusieurs dates à Londres), parrain de la Star Ac’ 8 (les deux parties seraient effectivement en négociations) et tournée avec les Jackson 5.

Son retour est d’autant plus envisageable qu’il semble retrouver un semblant de sérieux en ayant mis en vente son domaine NeverLand pour éponger la plupart de ses dettes.
Le King de la Pop aurait-il enfin mûrit ? C’est en tout cas ce que ses initiatives semblent dire.

Pour rappel, l’album « Thriller 25 » est accompagné d’un DVD rare, qui compile 3 clips (Billie Jean, Beat It et la version longue de Thriller) ainsi qu’une prestation lors des 25 ans de Motown, la maison de disques de Michael Jackson entre 1969 et 1975, cérémonie au cours de laquelle il effectua son premier moonwalk sur le titre « Billie Jean », en 1983.

Marco Martins

Cupidon aux mains d’argent


Panique à bord, c’est la Saint-Valentin. Cadeaux, dîners romantiques et mots doux seront de mise en ce jour si spécial. Cupidon, la flèche bien aiguisée, savoure chaque année cette fête pour laquelle il a tant travaillé.

Une année entière à passer son temps à pénétrer ces cœurs innocents devenus soudainement dépendants. Une aubaine me direz-vous. Non, car le petit être aux plumes angéliques manque en fait de générosité. En ce XXIème siècle où rien n’est gratuit, pour trouver l’amour il faut en payer le prix.

Lingerie, gadgets hors de prix, fleurs, et même high-tech sont aujourd’hui les incontournables du 14 février. Le consommateur du troisième millénaire, pourtant conscient de la supercherie, se laisse complètement berner par ce jour lové. Au placard les cadeaux simples et peu coûteux. Le temps des poèmes, et des déclarations enflammées est désormais résolu. Les amoureux bravent les clichés, et même le manque de pouvoir d’achat dans l’unique but d’éviter une scène voire une rupture qui risquerait de gâcher cette merveilleuse journée.

Ainsi, n’hésitez surtout pas à investir dans un caleçon rayé parsemé de cœurs colorés, 40 euros pièce ou dans une clé USB parée pour l’occasion à 150 euros seulement. Car il est vrai, en effet, que la clé (qui ouvrait jadis nos cœurs) USB est parfaitement adaptée à l’amour qui se doit d’être fêté. Les gadgets sexuels également. Les huiles de massage comestibles, les sex toys déjantés et les jeux de société coquins et animés sont aussi de la partie… Et oui, c’est ça le romantisme en 2008.

D’autres se contenteront d’un dîner. Pas moins de 50 euros par personne la soirée. Plus onéreux, un site Internet propose même une soirée en compagnie du couple le plus en vue de l’année : Nicolas et Carla que Cupidon n’a pas épargné. Décidemment cet ange veut tous nous ruiner. Tapi sur son petit nuage doré, il n’a pas conscience de la stagnation des salaires ou de la montée flamboyante des loyers. Obsédé par son arc doré, il ne pense qu’à percer nos cœurs et nos porte-monnaie.

Christelle Pellissier

L’orpaillage en Guyane : L’enfer des garimpeiros


Clandestins, fuyant les favelas du Brésil, la Guyane française reste leur dernier Eldorado. Ils traversent l’Amazonie et, d’une forêt à l’autre, se retrouvent en département français. Ils décantent le fleuve au mercure, à la recherche du filon miraculeux. Vingt-deux gendarmes les traquent ; autant dire une fourmi contre une armée de scarabées.

Lors d’opérations « ANACONDA », ces fonctionnaires décryptent la forêt, à la recherche de trouées et de filets de fumée. Quand ils trouvent ces campements sauvages, ils détruisent ces « carbets » improvisés, cassent les pirogues, les moulins d’orpaillage et souillent toutes les marchandises. C’est leur seul moyen de dissuader ces clandestins de se réinstaller au même endroit.

Parfois dans leur traque, ils découvrent des morts, des blessés qui ont été laissés, là, lors de la fuite, ainsi que des campements qui ont été déjà été détruits, car pillés. Car ces pirates de la forêt se font, eux-mêmes pirater. Blessés ou tués, ils n’existent plus et sont abandonnés. La Croix-Rouge française survole donc les clairières. Elle recherche des blessés ou des malades du Mercure qui ont été rassemblés et abandonnés dans des trouées de verdure par leurs compagnons. Ils sont souvent en fin de vie. Elle les rapatrie sur Cayenne.

Ces chercheurs d’or sont les « garimpeiros » du Brésil. La Guyane Française encore vierge est sous-exploitée, et le revenu qu’ils en tirent est le double de celui qu’ils pourraient espérer chez eux. Mais ils vivent dans l’insécurité, car aucune loi ne régit ce monde hors du temps. Et tout est payé en or, leur seule monnaie d’échange. La cotation de l’or mondial n’a pas cours, ici. L’or ne vaut que ce qu’il faut pour survivre. Il se négocie donc en denrées de première nécessité et en prostituées. Certains, leurs rêves évanouis, malades, se rendent eux-mêmes sur la côte. Ils demandent l’asile économique et sanitaire et pullulent dans les bidonvilles de Cayenne. Non-alphabétisés dans leur propre langue, ils ne parlent bien sûr pas le français et n’ont souvent pas de papiers d’identité. On les surnomme les enfants de Midas.

Chantal Sayegh-Dursus

CAN 2008 : Les Pharaons au sommet de la Pyramide


Pour la deuxième fois consécutive, l’Egypte est championne d’Afrique de football. Après avoir remporté l’édition 2006 et battu le Cameroun, dimanche dernier, au stade national d’Accra, les Pharaons ajoutent donc un autre titre à leur série victorieuse.

Un seul but. C’est le dénouement d’une finale disputée entre les Lions Indomptables du Cameroun et les Pharaons d’Egypte. Deux grandes équipes africaines donc, mais un seul trophée, alors que le rythme soutenu de la compétition (31 matches en 21 jours), la chaleur accablante et les terrains difficiles avaient largement usé les organismes. De fait, Otto Pfister, le sélectionneur du Cameroun, est forcé d’opérer un premier changement dès la quinzième minute. La suite de la première mi-temps oscille entre des périodes de domination égyptienne et de tentatives de contre camerounaises, sans succès de part et d’autre.

C’est sur un score nul que les deux équipes regagnent les vestiaires. Après un repos mérité, les Lions tentent de reprendre l’initiative du match mais butent sur une défense égyptienne très bien organisée et un El-Hadari magistral (élu meilleur gardien de la CAN). Et si l’Egypte se crée plus d’occasions, rien ne semble devoir déterminer l’issue du match. Pourtant, à un quart d’heure de la fin du temps réglementaire, Rigobert Song, le mythique défenseur de la sélection camerounaise, commet une erreur fatale : sur un ballon en retrait, Song se fait prendre de vitesse par Zidan, qui lui arrache le cuir avant de servir Abou Treika, complètement démarqué sur la droite. Ce dernier ajuste le malheureux Kameni. 1-0 pour l’Egypte. Le score ne changera pas jusqu’à la fin du match, en dépit du pressing désespéré des Lions. Les Pharaons ajoutent donc une 6e étoile sur leur maillot et démontrent l’absolue efficacité d’un collectif soudé face à des individualités exceptionnelles.

La veille, les Black Stars du Ghana écrasaient les Eléphants de Côte d’Ivoire 4 buts à 2 lors de la petite finale, et décrochaient la troisième place. Cette Coupe d'Afrique des Nations a ainsi affolé tous les pronostics mais aura permis à de nombreux joueurs africains de se distinguer. La prochaine édition aura en 2010, en Angola. A vos paris…

Koceila Bouhanik

France : Échec total des prisons pour mineurs


C’est peu après l’heure du déjeuner qu’un jeune détenu de seize ans s’est donné la mort lundi 4 février, à la première prison pour mineurs, ouverte en juin 2007, à Meyzieu, dans la banlieue de Lyon. Suite à ce drame, Rachida Dati s’est rendue sur les lieux, samedi 9 février, en réaffirmant, au Monde, que l’EPM est un outil « tout à fait adapté aux nouvelles formes de délinquance des mineurs ».

La loi Perben dite Loi d’Orientation et de Programmation pour la Justice (LOPJ), du 9 septembre 2002, est à l’origine de la création des EPM. Cette loi stipule la création, à partir de mai 2007, de sept établissements qui doivent regrouper chacun 60 mineurs, âgés de 13 à 18 ans. Il est bien précisé dans le Bulletin du Journal Officiel, que la formation « constitue l’une des priorités dans l’emploi du temps individuel de chaque mineur élaboré par les membres de l’équipe pluridisciplinaire ». Actuellement au nombre de cinq, l’ouverture de ces centres n’a pas été accueillie favorablement par tous.

Déjà en 2005, Le Collectif National Unitaire, prévoyait un large rassemblement à Toulouse, pour marquer leur opposition à l’ouverture d’un des centres. Le collectif dénonçait l’augmentation du nombre de places qui passerait de 900 à 1500, alors « que le nombre de mineurs incarcérés est en baisse ».

Ce constat est renforcé par Numéro 0, un webzine alternatif, qui a appelé à manifester samedi à Meyzieu en soutien aux proches du jeune suicidé. Les journalistes rappellent que déjà le 25 janvier, le jeune avait enfumé sa chambre. Suite à cet incident et malgré l’intervention des éducateurs qui constataient que le jeune n’était pas à sa place ici, le juge pour enfant a reconduit sa peine.

Ces quartiers avaient fait l’objet d’une enquête de la part du journaliste Edouard Zambeaux, qui avait passé une semaine dans huit prisons différentes, d’octobre 2000 à juillet 2001 : « D’emblée c’est l’arbitraire qui s’impose et le sentiment vite partagé par la plupart des ados détenus que la prison est une zone de non-droit ».

Patrice Alain