dimanche 17 février 2008

Politique internationale : Trois nouveaux Etats pour Obama !


Barack Obama a gagné les primaires du Potomac. Grâce à cette victoire, il devance sa rivale Hillary Clinton. Côté républicain, John Mc Cain reste le grand favori.

Beau palmarès pour Barack Obama ! Il remporte haut la main les trois primaires démocrates organisées en Virginie, au Maryland et dans la capitale fédérale Washington. Il obtient en Virginie autour de 64% des suffrages contre 35% pour l’ex-première dame des Etats-Unis. Dans le Maryland, il acquiert 59% des voix, contre 37% à Clinton. Enfin, à Washington, l’écart est encore plus marqué avec 75% pour Obama et 25% pour Clinton. Chassant sur les terres d’Hillary Clinton, il a réussi à s’attribuer une bonne partie de l’électorat blanc et du vote des femmes.

”Nous avons gagné l’Etat du Maryland, nous avons gagné la Virginie et je pense que nous avons gagné Washington. Ce mouvement ne s’arrêtera pas”, a lancé Barack Obama devant ses partisans.

Selon les calculs de la chaîne MSNBC, le sénateur de l’Illinois totalise désormais 1 017 délégués acquis à sa cause, et Hillary Clinton 942. Tous les deux sont encore loin de la barre des 2 025 délégués qu'il faut atteindre pour être assuré d'être le candidat du Parti démocrate. La course reste donc très serrée.

Remise de sa défaite, Hillary Clinton prépare déjà les prochaines échéances. Elle attend le vote des Etats comme l’Ohio et le Texas le 4 mars prochain, qui pourrait lui rapporter gros.

Côté républicain, John Mc Cain reste très bien placé. D’après le conservateur Mike Huckabee, le candidat est déjà quasi assuré de remporter la nomination républicaine pour la présidentielle de novembre.

Déborah Creff

Médias : Grève au service public contre l’arrêt de la pub


Depuis ce mercredi 13 février, les salariés de Radio France, RFI, TV5 et France Télévisions sont en grève pour protester contre la suppression annoncée de la publicité.

Depuis la fin de l’ORTF en 1974, le service public n’avait pas connu de telle grève. Un mois après l’annonce faite par Nicolas Sarkozy de supprimer la publicité sur les chaînes publiques, les syndicats ont décidé de boycotter les ondes et les plateaux TV. Ils ont été reçus à l’Elysée hier pour revendiquer la « pérennité du service public audiovisuel, de son financement, de son périmètre et le respect du pluralisme ». À sa sortie, le porte-parole intersyndical a affirmé qu’il était inquiet car « aucune décision n’a été prise pour combler le déficit publicitaire ».

Du côté de l’Elysée, on assure « qu’il n’y aura pas de privatisation, et que le manque à gagner (…) serait compensé euro par euro ».
Depuis mercredi 13 janvier au matin, les différentes chaînes du service public tournent au ralenti. À la place de l’habituel Télé-matin, France 2 diffusait des séries américaines pour occuper son antenne.

Le président de France Télévisions Patrick de Carolis réunira un conseil d’administration extraordinaire le 27 février, en présence du Ministre de la Culture Christine Albanel, sur la fin de la « coupure pub » qui devra prendre effet dès 2009.
Sa mise en place va créer un déficit de 800 millions d’euros. Pour combler ce trou, France Télévisions souhaite, entre autres, une augmentation de la redevance télé. La CGT a annoncé que la grève serait massivement suivie. Sur les 11 000 salariés de France Télévisions, les 300 employés de la régie publicitaire sont les premiers concernés par la disparition de la pub, leur service n’existera plus l’année prochaine.

Élodie Petit

Australie : Excuses publiques au Parlement de Canberra


Le premier Ministre travailliste Kevin Rudd a présenté au Parlement, mardi 12 février, ses excuses pour les injustices et les mauvais traitements dont a été victime le peuple aborigène au fil de l’histoire.

« Nous nous excusons pour les lois et décisions des Parlements et gouvernements successifs qui ont causé de grandes peines, des souffrances et des pertes à nos compatriotes australiens » a déclaré Kevin Rudd. Ainsi, les autorités australiennes ont demandé pardon pour l’un des aspects les plus controversés de la politique d’assimilation à l’encontre des Aborigènes : de 1910 à 1970, des dizaines de milliers d’enfants autochtones ont été enlevés à leurs familles pour être élevés dans des foyers de blancs. Les chiffres oscillent entre 70 000 et 100 000.

Ces enfants victimes se sont regroupés sous le nom de « générations volées » et une centaine d’entre eux se trouvaient à l’intérieur du Parlement pour assister à cette « cérémonie ». Tandis qu’à l’extérieur des milliers regardaient la retransmission sur un écran géant, assis sur les pelouses. C’est le corps enduit de peinture blanche et accompagné de l’instrument traditionnel, le Didgeridoo, que les Aborigènes ont attendu « le pardon » tant espéré.

« Pour la toute première fois depuis longtemps, la communauté indigène se sent véritablement appartenir à l’Australie, elle sent qu’elle est acceptée par l’ensemble de la nation » déclare Mark Bin Bakar, le doyen de « générations volées ». Est-ce le début d’une ère de réconciliation entre le peuple Aborigène et le reste des Australiens ?

Aujourd’hui, l’Australie compte 460 000 Aborigènes qui représentent 2% de la population Australienne. Ils restent néanmoins un groupe socialement défavorisé, leur espérance de vie est de 17 ans inférieure à celle du reste de la population, les problèmes d’alcoolisme, de chômage, de violences conjugales sont plus fréquents également. Kevin Rudd s’est engagé à réduire les inégalités de façon significative avant la fin de son mandat.

Stéphanie Barrat

mercredi 13 février 2008

Coupe UEFA : Un favori, des outsiders, des dizaines de possibilités…


Mercredi et jeudi, la coupe UEFA est de retour avec ses fameuses rencontres à éliminations directes. Si Munich semble favori, Marseille et Bordeaux ont de grandes ambitions.

Deux mois après une lourde défaite contre Liverpool (4-0) qui l’éliminait de la Ligue des Champions, l’OM est de retour en coupe d’Europe, ce soir, face au Spartak Moscou. Mais ce 16e de finale n’a rien à voir avec le naufrage contre les Reds de décembre dernier. Désormais 5e de Ligue 1, l’équipe d’Eric Gerets affiche de toutes nouvelles ambitions. Avec un fond de jeu retrouvé, un Cissé en grande forme (6 buts en janvier) et un Nasri remis de blessure, les Olympiens n’ont qu’un objectif : la finale du 14 mai.

Même objectif pour les Girondins de Bordeaux qui se rendent ce soir à Bruxelles pour y affronter Anderlecht. Une sorte de revanche pour les joueurs de Laurent Blanc qui avaient été éliminés par le club 29 fois champion de Belgique, en 2002, au même stade de la compétition. Actuellement deuxièmes de L1, les Girondins pourront compter sur l’efficacité de leur attaquant argentin Fernando Cavenaghi, auteur de 7 buts en 2008, pour atteindre les 8e de finale.

Des 8e où ils pourraient retrouver LE grand favori de la compétition : le Bayern Munich. Les Bavarois, qui avaient battu le Bordeaux de Zidane, Lizarazu et Dugarry en finale en 1996, ne devraient pas avoir trop de difficultés à se qualifier contre les Écossais d’Aberdeen. La puissance offensive dégagée par Luca Toni, Miroslav Klose ou encore Franck Ribéry transforme le club munichois en véritable ogre. Et si le Français est encore blessé, les deux attaquants de pointe seront, eux, bien présents.

Mais d’autres clubs peuvent arriver à tirer leur épingle du jeu. Les Espagnols de Villarreal ou de l’Atlético Madrid, qui se déplacent respectivement à St-Pétersbourg et à Bolton, ont l’intention de jouer à fond leur rôle outsiders. Un rôle qui va parfaitement aux Anglais de Tottenham, opposés au Slavia Prague, ou encore aux Rangers de Glasgow, éliminés de la Ligue des Champions par Lyon, et qui reçoivent les Grecs du Panathinaïkos.

Josian Bonnouvrier

mardi 12 février 2008

Environnement : Quand les OGM menacent


La Directive Européenne de responsabilité, précaution, transparence et libre choix, servait de fil d’Ariane pour le traitement des OGM dans l’agriculture. Les textes adoptés vont permettre de la transcrire en droit français.

Le premier article de loi, âprement discuté au Sénat pendant trois jours, vient d’être adopté. Il devrait être examiné, en avril, à l’Assemblée : « Les organismes génétiquement modifiés ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l’environnement et de la santé publique ». Ces principes déjà engagés dans « le Grenelle de l’environnement » vont enfin trouver un cadre législatif. Et les sénateurs et les députés qui s’en étaient sentis exclus vont enfin pouvoir légiférer.

Les textes mettent, avant tout, l’accent sur l’idée de « précaution », mais y ajoutent des idées d’ « information et de responsabilité ». De plus, la création d’une « Haute autorité », composée de scientifiques et d’économistes, pouvant trancher en cas de litige, devrait surseoir à tout problème engendré par l’application de la loi. La Société civile n’aurait, elle, qu’un avis consultatif. Ce qui est dénoncé par des associations écologistes comme Greenpeace ou France Nature et Environnement. Mais le fait que seules les associations de consommateurs puissent saisir le Haut Conseil est jugé intolérable par le ministre de l’Écologie.

D’autre part les sanctions applicables posent également problème car le délit de fauchage est puni de 75 000 euros d’amende et de deux ans d’emprisonnement, et le délit de fauchage aggravé de 150 000 euros d’amende et de trois ans d’emprisonne-ment. Ceci demeure toutefois bien en retrait de la jurisprudence appliquée car le délit aggravé de destruction en réunion, jugé en droit pénal, est passible de cinq ans de prison.

Ces avis divergents ont pourtant occulté un point essentiel et incontournable. Le vent, les oiseaux ou les insectes, qui transportent les semences d’un champ à l’autre, mettent au premier plan la question de « précaution » pour l’ensemencement des OGM en plein champ.

Chantal Sayegh-Dursus

dimanche 10 février 2008

Tchad : Sarkozy soutient Deby


Après deux jours d’accalmie et le semblant de maîtrise du président tchadien Idriss Deby Itno sur les rebelles, la France, appuyée par l’ONU, vient apporter son soutien militaire.

Si la France n’est pas intervenue plus tôt, malgré l’inquiétude des membres du Conseil de sécurité et des organisations humanitaires sur une situation apocalyptique, c’est dû à la crainte de l’opinion européenne : les Français auraient été jugés trop « interventionnistes » aux yeux de l’Europe. Dans le Figaro Christophe Prazuck, porte-parole de l’État-Major français, s’explique : « Si nous ne sommes pas intervenus, c’est aussi que le président tchadien ne nous a jamais demandé d’appui militaire ». Notre président a ainsi insisté sur son « devoir » sans doute pour éviter tout malentendu sur une position stratégique militaire et économique, vis-à-vis du Tchad.

Cette paix momentanée a provoqué un mouvement de près de 30 000 personnes vers le Cameroun. Un millier de blessés ont été dénombrés ce week-end. Au total 400 000 réfugiés ont quitté le Darfour. Pour l’envoyé spécial du Figaro à N’Djamena, les Soudanais seraient probablement à l’origine du conflit et si cette information se confirme sa portée mondiale est à présager.

Du côté des rebelles, on propose de cesser le feu à condition que Monsieur Deby quitte la présidence. Cette déclaration marque semble-t-il la défaite consentie des rebelles et permet au général Mahamat Ali Abdallah, de l’armée tchadienne, de rappeler au plus vite les ressortissants qui ont dû quitter le pays ces derniers jours.
Côté aide financière, la Commission Européenne se dit prête à débloquer deux millions d’euros.

Patrice Alain

Primaires démocrates : In Between


L'issue du «Super Tuesday» laisse les deux candidats démocrates favoris dans le doute. Si Hillary Clinton a une courte longueur d'avance sur son adversaire, celui-ci marque des points essentiels dans la course à l'investiture.

Treize Etats pour Obama contre huit pour Clinton dont un actuellement en balance. C'est le résultat actuel au terme du fameux «Super Mardi», jour le plus important des primaires. Pourtant, si l'on suit le mode de scrutin démocrate, c'est Hillary Clinton qui prend l'avantage sur le sénateur de l'Illinois avec plus d'un tiers des 2 025 délégués nécessaires pour l'investiture; soit une centaine de plus qu'Obama.

L'ex première dame des Etats-Unis s'est vue attribuer la Californie (441 délégués) et New York (281 délégués), les deux plus gros lots mis en jeu pour ce «Super Tuesday». Ces deux États lui permettent ainsi de prendre la tête de ces primaires. Les jeux ne sont pourtant pas encore faits pour la Sénatrice de New-York qui ne peut revendiquer une victoire sans appel. Son adversaire, loin d'être mis sur la touche, a également conquis une majorité d'électeurs.

Outre l'Illinois qui soutient largement son sénateur, le Kansas, le Minnesota, l'Idaho et la Georgie et huit autres Etats croient en Obama pour représenter le parti démocrate à la présidentielle de novembre. Treize Etats qui ne suffisent pourtant pas au candidat pour devancer Hillary Clinton. Au terme de cette journée exceptionnelle, le duel se poursuit donc toujours dans le camp démocrate.

Il reste moins d'une vingtaine d'États qui n'ont pas encore voté pour ces primaires. Les mois à venir seront donc déterminants pour les deux candidats favoris en lice. Les primaires, qui auront lieu le 4 mars prochain au Texas et dans l'Ohio, pourront être déterminantes pour le parti. Hillary Clinton est en tous cas prête à continuer la bataille : « Je voudrais saluer le sénateur Obama pour ses victoires et je suis impatiente de poursuivre notre campagne et nos débats».

Christelle Pellissier

France : Ryanair condamnée


Le tribunal de grande instance de Paris a rendu son verdict : Un euro symbolique pour le président et 60 000 euros de dommages et intérêts pour Carla S. La compagnie aérienne low cost Ryanair a été attaquée par le couple présidentiel pour atteinte au droit à l’image suite à une publicité osée parue le 28 Janvier dans le Parisien.

« Ryanair pour toutes les occasions 100 000 billets ! », tel est le slogan de la publicité pour la compagnie Ryanair publiée dans les colonnes du Parisien. Une publicité qui n’est pas passée inaperçue ! L’encart publicitaire montre une photo du couple souriant en Égypte qui regarde amoureusement les nuages. Une bulle faisant dire à Carla : « Avec Ryanair, toute ma famille peut venir assister à mon mariage ». Une provocation de la compagnie low cost qui n’a pas plu au couple présidentiel.

L’ancien mannequin auteur compositeur a réclamé 500 000 euros au groupe, qui représente pour son avocat la valeur de l’utilisation de son image. Le président, protégé par son immunité, a quant à lui, demandé un euro symbolique. Le juge des référés a tranché en faveur des jeunes mariés, mais n’a condamné qu’à 60 000 euros de dommages et intérêts la compagnie. La nouvelle première dame a décidé de les reverser aux Restos du cœur auxquels elle n’a pas pu participer cette année.

De son côté, Ryanair n’ira pas en appel. Mieux, pour se racheter une conduite, Peter Sherrard le directeur de la communication de la compagnie a déclaré que « suite aux nombreuses réactions internationales après la publication de cette publicité, nous avons demandé à nos avocats d’écrire une lettre au bureau du Président Sarkozy, en lui proposant d’offrir 60.000 euros à l’association caritative de son choix, en plus des dommages et intérêts ». Beau joueur, mais récidiviste, la low cost rencontre de nouveaux problèmes juridiques en Italie en sortant une publicité sur les déchets qui vise directement les problèmes napolitains dus à la crise des ordures. «Payez vos impôts ! Pas pour les déchets, mais pour y échapper !», une campagne qui est très mal perçue par nos voisins européens. Une affaire qui risque encore de coûter très cher à Ryanair…

Anne-Sophie Trouslard

Musique : Come back réussi pour Polnareff


Selon le classement annuel établi par le Figaro, Michel Polnareff est le chanteur qui aurait gagné le plus d’argent en France en 2007 avec 5,71 millions d’euros de revenus, dont 4 millions grâce à sa tournée.

Le grand retour de l’auteur d’ « On ira tous au paradis » sur la scène française après trente ans d’exil à Los Angeles, s’est couronné par un grand succès. Ses concerts ont attiré plus d’un million de spectateurs. Michel Polnareff vole la vedette à Johnny Hallyday (3,02 millions) qui arrive en seconde position. Il est suivi de l’ancien tennisman reconverti dans la chanson Yannick Noah (2,30 millions).

Cette liste des « dix chanteurs les mieux payés de l’année » comprend également Christophe Maé (1,75 million d’euros), Zazie (1,38), Christophe Willem (1,22), Michel Sardou (1,15) et Calogero (1,06), Vanessa Paradis (0,97) et Francis Cabrel (0,90), Olivia Ruiz (0,84).

Ce classement comprend l’ensemble des revenus des stars de la chanson : concerts, vente de disques, contrats… Selon le Figaro, « dans un contexte de crise de l’industrie du disque, les artistes confirmés tirent mieux leur épingle du jeu » et que « tout comme Polnareff, la plupart des autres chanteurs de notre classement ont effectué d’importantes tournées ces derniers mois. »

La star aux lunettes blanches détrône ainsi Johnny Hallyday qui avait occupé la première place en 2005 et 2006. Cette année, le rocker français a tiré ses trois millions d’euros de sa tournée « Flash-Back Tour », de son contrat chez Optic 2000, de son restaurant Le Balzac à Paris et de son fan-club Limited. Les chiffres du Figaro marquent aussi la disparition de Mylène Farmer qui arrivait à la troisième place dans les deux classements précédents.

Déborah Creff

Italie : La dissolution rêvée de Berlusconi


À l’affût. Après 20 mois sans le pouvoir politique dont l’avait privé son vieil adversaire Romano Prodi, Silvio Berlusconi est donné gagnant pour les législatives en Italie, suite électorale logique à la dissolution du Parlement.

Signée par le chef de l’Etat Giorgio Napolitano mercredi 6 février, cette dernière est le résultat de la crise gouvernementale qui a suivi la démission le 24 janvier de Romano Prodi. Le chef du gouvernement avait été désavoué par le Sénat où il avait perdu sa majorité. Aucun gouvernement de transition n’ayant pu être formé depuis sa défection, le président italien s’est ainsi retrouvé contraint d’annoncer des élections législatives, qui devraient avoir lieu les 13 et 14 avril selon les médias italiens.

Le système politique italien est quelque peu différent de son homologue français: le Parlement italien est constitué de deux chambres, la Chambre des députés et le Sénat de la République, soit respectivement 630 et 315 politiques élus par suffrage universel direct pour cinq ans. Le chef du Conseil, l’équivalent de notre Premier ministre, est ensuite nommé par le chef de l’Etat en fonction de la majorité au Parlement.

Voilà donc l’enjeu pour Silvio Berlusconi. Il y a deux ans en 2006, la gauche de Romano Prodi l’avait battu de seulement 24000 voix. L’adepte de chirurgie esthétique de 71 ans, dorénavant débarrassé de son rival historique, aura affaire pour la cinquième fois aux électeurs italiens face à Walter Veltroni, 52 ans, actuel maire de Rome et dirigeant du Parti démocrate. Propriétaire d’un empire audiovisuel, l’homme le plus riche d’Italie, 51e fortune mondiale en 2007 selon Forbes, semble prêt à en découdre malgré le décès de sa mère Rosa le 3 février. Pour ces prochaines législatives, l’hebdomadaire l’Espresso, politiquement à gauche et s’affichant ouvertement contre Silvio Berlusconi, publie pourtant les résultats d’un sondage qui créditent la droite et le "Cavaliere" de 58% d’intention de votes, soit 16 points d’avance sur la gauche.

Christophe Josset.

Cinéma : Le flic et le truand


« Les liens du sang » le dernier opus de Jacques Maillot est sorit mercredi 6 février dans les salles obscures, le casting réunit François Cluzet, Guillaume Canet, Clotilde Hesme et Marie Denarnaud dans un polar familial.


« C’est la première fois en 30 ans de carrière que j’incarne un voyou » explique François Cluzet. Dans ce film, il interprète le rôle de Gabriel, un repris de justice, incarcéré 10 ans plus tôt pour meurtre. À sa sortie de prison, il retrouve son frère François (Guillaume Canet) devenu inspecteur de police. Les deux hommes sont partagés entre amour fraternel et choix de vies opposés.

« Jacques Maillot a su réalisé un polar subtil, hors cliché et profondément humain » selon Cluzet. Adaptée d’une histoire vraie, celle des frères Bruno et Michel Papet, l’action se déroule dans le Lyon des années 70. Les personnages évoluent dans le milieu de la pègre lyonnaise. Des looks seventies et une capillarité en folie : Cluzet aborde coupe de cheveux et grosse moustache de rigueur pour l’époque, non sans rappeler les Mesrine et autres Bauer.

Ce n’est pas la première fois que les deux comédiens partage l’affiche d’un film, mais cette fois c’est devant la caméra. Il y a un an, François Cluzet a reçu le césar du meilleur acteur pour son rôle d’homme brisé par la mort de sa femme tuée par un serial killer, pour le film réalisé par Guillaume Canet « Ne le dis à personne » (lui-même a obtenu le césar du meilleur réalisateur).

« Guillaume et moi sommes très liés depuis son film (…), j’apprécie sa loyauté, sa franchise, son sens de l’amitié et de la fraternité » déclare François Cluzet. Gageons que cette amitié dans la vie donnera à l’écran un duo fraternel, émouvant et réaliste.

Stéphanie Barrat

Économie : Les services US coulent les bourses asiatiques


En recul de 4,7% à la clôture, la bourse de Tokyo a subi les mauvais résultats des services américains. Une chute qui touche tous les marchés asiatiques.

La deuxième place financière de la planète a connu mercredi 6 février une vraie dégringolade. À la clôture, la bourse de Tokyo a vu le Nikkei, indice des 225 valeurs vedettes, chuter de 4,7%, sous la barre des 13 100 points. À Hong Kong, le plongeon a été encore plus important avec une chute de 5,40% de l’indice Hang Seng. Et les voisins asiatiques ne sont pas épargnés puisque Singapour cédait 3,50%, Bangkok 2,20%, tandis qu’un peu plus loin, Sydney reculait de 3,17%. « Le marché imite Wall Street et il est probable qu'il baissera encore si les craintes de récession se confirment », a commenté Conita Hung, analyste chez Asia Securities. Tous les yeux sont donc tournés vers les USA, responsables de cet effondrement.

En effet, à l’origine de tout, l’annonce de la baisse de l’indice ISM des services américains, passant de 54,4 en décembre à 41,9 en janvier. L’activité des services, principale production de richesse (près de 90%) aux Etats-Unis, n’avait pas connu une telle baisse depuis les attentats du 11 septembre. En deçà du seuil de 50 l’activité étant en récession, cette annonce a fait l’effet d’une vraie bombe sur les marchés boursiers du monde entier.

Particulièrement touchées, les bourses asiatiques n’avaient pas besoin de ça pendant la période festive du nouvel an. En effet, comme l’explique Francis Lun, gérant chez Fulbright Securities, « les gens ont besoin de leur argent liquide pour les vacances ». Des retraits de titres qui accentuent une chute déjà impressionnante. Néanmoins, si l’on en croit Hiroyuki Fukunag, analyste chez Investrust : « Le Nikkei ne devrait pas descendre plus bas (...) si les groupes publiant de bons résultats (Nikon, Toyota ou Mitsubishi) soutiennent l'indice ». Réponse dans les jours qui viennent, en espérant que le rat commence bien son année.

Josian Bonnouvrier

Football : Des A toujours ‘


Rien. C’est à peu de chose près ce que l’on retiendra de la rencontre amicale qui s’est tenue mardi 5 février entre une équipe de France A’ peu inspirée et des Congolais d’un niveau discutable.

Ce premier mardi de février, le stade de Marbella, commune de la banlieue de Malaga, a été le témoin d’un match insipide entre les réservistes de l’équipe de France et la sélection de la République Démocratique du Congo. Premier constat affligeant : la pelouse était dans un état pitoyable, loin de ce que l’on est en droit d’attendre pour une rencontre internationale. Conséquence directe, les Bleus ont peiné pour développer un jeu cohérent et collectif. Pourtant, organisé dans un 4-2-3-1 avec Nasri en meneur, Rothen à gauche, Briand à droite et Cissé en pointe, l’équipe semblait attrayante sur le papier. Mais comme souvent dans un tel cas, rien ne s’est passé comme prévu. En effet, les offensives françaises sont loin d’avoir été dangereuses. Les frappes sans convictions succédèrent ainsi aux passes mal dosées. Pour ne rien arranger, la deuxième mi-temps a été marquée par une coupure d’électricité de trente minutes.

Cependant, tout n’a pas été négatif non plus, la défense ayant parfaitement rempli son rôle. La charnière centrale composée de Boumsong et Mexes s’est montrée très rassurante en annihilant toutes les attaques adverses. Présence physique mais surtout envie de bien faire ont été les principales armes déployées par les deux anciens auxerrois. Mais Raymond Domenech peut-il réellement tirer des enseignements de cette rencontre ? Au vu du faible niveau des Congolais, qui, à leur décharge, ont été prévenus au dernier moment, de la qualité déplorable du terrain et du manque d’envie de la plupart des joueurs, il paraît évident que non. Et lorsque l’on sait que l’expérience sera renouvelée d’ici peu dans le cadre du match amical face à l’Angleterre, on commence déjà à avoir peur.

Pierre-Alexandre Conte

Sport : Blatter s’attaque aux gros clubs


Sepp Blatter, le président de la FIFA, a annoncé, mardi 5 février par communiqué qu’il va proposer la fameuse règle des « 6+5 » au prochain congrès fin mai. Lors de la réunion de la Commission de football la veille, il a aussi été question d’un système électronique vérifiant si le ballon à franchi la ligne de but.

« C’est une question de principe ». Le président de la FIFA, Sepp Blatter, l’avait annoncé fin novembre, il l’a réaffirmé dans un communiqué publié le mardi 5 février. La règle des « 6+5 » sera proposée au prochain congrès de la puissante fédération, les 29 et 30 mai prochains à Sidney (Australie). Si cette mesure venait à aboutir, cela obligerait les clubs à aligner à chaque match au moins six joueurs éligibles en équipe nationale du pays auquel le club appartient.

Ces dernières années, plusieurs gros clubs ont réussi la « performance » d’aligner une équipe sans aucun joueur «national», provoquant les critiques de certains hauts responsables, dont Blatter. « Au fil des années et des décennies, les clubs ont recruté de plus en plus de joueurs étrangers et ont perdu leur identité (...) dans la mesure où certains clubs alignent uniquement des joueurs étrangers, et parfois même d'autres continents », a-t-il déclaré. Mais avant d’appliquer une telle mesure, il faudra trouver le moyen de contourner la législation européenne, en plus des nombreuses voix qui s’élèveront contre.

Dans l’Union Européenne, la discrimination à l’embauche selon la nationalité est sévèrement proscrite, tout comme la libre-circulation des travailleurs est très protégée. La Commission s’est également penchée sur l’utilisation d’un système électronique pour vérifier si le ballon avait ou non franchi la ligne de but. « La Commission s’est demandée si le très faible nombre de situations justifiait la mise en place généralisée de ce dispositif cher et complexe, explique le communiqué publié sur le site de la FIFA. De plus, des doutes ont été émis car le football perdrait de son universalité si ce système était adopté par seulement certains pays ou pour certaines compétitions ».

Cédric Ferreira

Culture : Une petite danse ?


Du 2 au 5 Février, le Brésil est devenu le centre du monde avec le plus populaire des carnavals, celui de Rio de Janeiro.

Tous les ans, il rassemble des milliers de personnes dans les rues des « Cariocas », les habitants de cette ville du Sud-Est du Brésil.

Le Carnaval est surtout une bonne excuse pour que les Brésiliens fassent la fête durant près d’un mois, entre les différentes festivités qui s’organisent aux quatre coins du pays. Tous les excès sont permis et cela donne lieu à des scènes plutôt étonnantes. D’ailleurs la police juge cette manifestation comme le summum pour le trafic de drogue.

Pourtant cette fête a été créée pour que les écoles de samba défilent et montrent leur créativité. Mais depuis peu, une polémique enfle car des liens auraient été trouvés entre le narcotrafic et la Mangueira, la plus célèbre des écoles de samba du Brésil.

Comment polémiquer sur un tel sujet alors que le pays est confronté à une pauvreté de plus en plus importante, et que les perspectives d’avenir se résument au narcotrafic ou au football.

Cela n’a cependant pas gâché la fête qui a été somptueuse et a été emmené par le roi, Momo, et la reine, Ketula Rocha Mello, du Carnaval 2008.
Les autorités attendaient 700 000 touristes pour cet événement qui ne dure que 4 jours.
Parmi les personnalités présentes, on peut noter celle de Vincent Cassel, qui parle très bien portugais, et de son épouse Monica Bellucci, ainsi qu’Anna Kournikova qui était accompagnée de son latino de compagnon, Enrique Iglesias. A noter que Vincent Cassel et son épouse avait été invité par une marque de bière, de quoi inciter à faire la fête… avec alcool.

En France, les festivités ne sont pas aussi médiatiques, pourtant, pour les fêtards, ils pourront toujours aller au Carnaval de Nice ou celui de Dunkerque pour les plus frileux.

Marco Martins