mardi 25 mars 2008

Politique : Acte II de l’ère Sarkozy


Un remaniement ministériel a été annoncé mardi 18 mars, deux jours après la défaite infligée par la gauche à la majorité, lors des élections municipales et cantonales.

Au lendemain de la lourde défaite, des changements lilliputiens au sein du gouvernement ont été communiqués. Pas de nouveau ministre, mais quelques modifications dans l’intitulé de certains portefeuilles, six secrétaires d’Etat supplémentaires et un changement de porte-parole.

Il a fallu rajouter des chaises autour de la table pour les six primo entrants. Quatre sont des sarkozystes récompensés et deux sont des centristes. Yves Jégo, porte-parole de l’UMP, remplace Christian Estrosi, le nouveau maire de Nice, au secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer. Il est le seul ministre qui quitte le gouvernement Fillon pour se consacrer à sa ville. Alain Joyandet, ancien proche d’Alain Juppé, devient secrétaire d’Etat à la coopération et à la Francophonie. Nadine Morano, quant à elle récupère la famille, malgré une sévère défaite à Toul. Tandis qu’Hubert Falco, sénateur-maire de Toulon, est nommé à l’aménagement du territoire. L’interdiction du cumul des mandats n’est-elle pas applicable à tous ?

Deux centristes font leur entrée au gouvernement, Anne-Marie Idrac (ex-UDF et ex-présidente de la SNCF) et Christian Blanc (ancien patron d’Air France), ils sont respectivement nommés au commerce extérieur et au Grand Paris.

Ce réajustement concerne également le porte-parole du gouvernement. Exit David Martinon, c’est désormais Luc Chatel qui en est responsable.

Outre ces modifications, la seule chose qui compte réellement pour les Français, c’est que Nicolas Sarkozy restaure son image à la tête de l’Etat. Il faut mettre fin à la toute puissance présidentielle, stop au style sarkozien, et stop à un comportement trop tourné vers son propre bonheur. Serait-ce la fin de la « bling bling attitude » ?

Stéphanie Barrat

lundi 24 mars 2008

Culture : NTM posent leur gun le temps de trois concerts


Séparés depuis 1999, Joey Starr et Kool Shen ont récemment officialisé leurs retrouvailles sur le plateau du Grand Journal. Les deux membres du Suprême feront leur retour sur scène, à la fin de l’été, le temps de trois dates exceptionnelles à Bercy.

À la sortie de leur best of en novembre dernier, certains fans du groupe phare du rap français misaient sur un rapprochement possible entre les deux « caisses » alors que d’autres y voyaient une séparation définitive du groupe. L’interview que les deux compères ont accordé au Grand Journal le 13 mars dernier a finalement donné raison aux premiers. C’est officiel, le groupe renaît de ses embrouilles passées pour s’offrir une bonne dose de sensations fortes les 18, 19 et 20 septembre 2008 au Palais omnisports de Paris-Bercy.

« Tout tourne pour nous autour de la scène. Rien que l’idée de faire Bercy ensemble nous excite mille fois plus que d’enregistrer un nouveau disque », confie Joey Starr au Parisien. Le ton est donné. NTM ne revient pas pour livrer un packaging avec concerts, albums et tournée dans toute la France mais seulement « pour retrouver des sensations » perdues.

En ce qui concerne les conflits qui les auraient séparés, Joey Starr et Kool Shen restent évasifs : « nous avions tous les deux des vies différentes, des envies différentes ». La situation a été clarifiée entre les deux rappeurs hors média et cela leur suffit : « On s’est expliqué, mais vous n’étiez pas là, alors vous ne saurez rien ».

Quoiqu’il en soit, les deux membres du Suprême NTM n’ont pas perdu une miette de leur complicité passée, surtout lorsqu’il s’agit de charger les autres groupes : « En fait, on a fini par se dire que c’était pas nous qui aurions dû nous séparer, mais IAM. La vérité, c’est que NTM se reforme pour que IAM se sépare ». Une chose est sûre, ils sont toujours là, prêts à foutre le souk… Et tout le monde est « corda » pour ça.

Christelle Pellissier

Environnement : Le Pacifique adepte du Plastique


Dans le monde, plus de 500 Milliards de sacs plastiques sont utilisés par an. En Californie, les 19 Milliards utilisés suffiraient à couvrir 244 fois la planète. Ces chiffres sont issus du site de Charles Moore, un marin américain qui, suite à une course de voile en catamaran, se dirige dans le Pacifique : « je ne voyais que du plastique » déclare-t-il dans Le Monde.

Nous sommes en 1997, il décide de créer sa propre fondation Algalita Marine Research financée par des donateurs puis s’entoure de quelques scientifiques et s’atèle au dénombrement des déchets. Quatre ans plus tard les premiers résultats sont publiés dans le Marine Pollution Bulletin : près de 335 000 fragments de plastique par Km2.

Le plastique contient du Polyéthylène, matière issue du pétrole. Le pétrole est une ressource non recyclable. Le plastique l’est de plus en plus et une tonne recyclée correspond à onze barils d’huile économisés. Quand on sait qu’un sac met de 20 à 1 000 ans pour être détruit dans l’atmosphère, on comprend l’intérêt du capitaine de l’Alguita pour ce polluant, qui déclare faire « partie de la dernière génération qui aura connu des plages propres sans le passage du service de nettoyage ».

Le plastique est néfaste pour les plages, mais surtout pour la faune et la flore marine. Ainsi chaque année, la fondation dénombre plus de 100 000 mammifères et tortues tués par ces déchets. Le rôle de la fondation est multiple : d’abord grâce à la communauté d’experts, de scientifiques et de professeurs qui l’entourent, elle fait un état complet de la pollution plastique dans le monde. Ensuite avec ses partenariats, elle permet à des laboratoires de développer leurs recherches. Son impact auprès du public lui permet de conduire des conférences et d’être soutenu par le gouvernement.

Avant de se consacrer à sa passion, le capitaine Moore restaurait les meubles. Depuis 1997, il essaye de restaurer la beauté de la mer, mais il l’a vu « se détériorer » sous ses yeux. Il a trouvé toutes sortes d’objets : des stylos, des brosses à dents, des casques de chantier. Le pire c’est que les débris s’adaptent à leur environnement et que la faune s’adapte aux débris…
La solution ? Changer nos habitudes et développer encore plus le plastique recyclable.

Patrice Alain

Coupe de France : Logique respectée… pour l’instant


La première journée des huitièmes de finale de la Coupe de France qui a eu lieu mardi soir n’a donné lieu à aucune surprise. Lyon, Paris, Dijon et Sedan se sont qualifiés pour les quarts. Pour Sochaux, le champion en titre, la compétition s’arrête là.

La tête un petit peu au championnat, les lionceaux sochaliens, reléguables en L1, ont fait jeu égal avec l’ogre lyonnais... jusqu’à la 55è minute. Moment choisi par Benzema pour faire une nouvelle fois parler ses talents de buteur (1-0). Mais les efforts des sochaliens pour ne pas laisser s’échapper leur titre étaient récompensés quand, à la 90è minute, Kandia Traoré propulsait le ballon dans les filets, sous les yeux d’un Coupet une nouvelle fois coupable (1-1). Autant dire que les doubistes pensaient avoir arraché les prolongations… C’était sans compter sur ce diable de Benzema qui, sur un dernier centre de Keita, expédiait une nouvelle fois le ballon dans les filets (2-1, 91è), anéantissant du même coup tous les espoirs sochaliens.

Dans l’ autre affiche de la soirée, le PSG, qui privilégie officiellement le championnat, faisait tourner son effectif au Parc en recevant Bastia. L’occasion pour les jeunes de montrer de quoi ils étaient capables. À commencer par Loris Arnaud auteur d’un doublé qui permet au club de la capitale de se qualifier pour les quarts de finale et qui efface du coup le chef d’œuvre de Pierre-Yves André, qui, des 25 mètres, a envoyé un missile dans la lucarne de Jérôme Alonso.

Mal classé en Ligue 2 (17è), Dijon a mis plus de cinquante minutes à faire la différence face au 2ème de National, le FC Tours, mais s’est finalement imposé 3-1. Quant à la rencontre opposant deux clubs de L2, elle a vu la victoire des sangliers sedanais face à Tours.

La logique sera-t-elle à nouveau respectée lors des rencontres de mercredi ? Réponse après Bordeaux-Lille, Lorient-Metz, Amiens-Arles, et surtout Carquefou-Marseille, rencontre la plus déséquilibrée de ces huitièmes.

Josian Bonnouvrier

mercredi 19 mars 2008

International : Vers un boycott des Jeux olympiques ?


Depuis une semaine, la répression chinoise s’abat sur les Tibétains. La polémique sur le boycott des Jeux olympiques, ou du moins de la cérémonie d’ouverture, à Pékin, du 8 au 24 août, ne cesse d’enfler.

Les JO doivent-ils être boycottés ? Dans le monde, les manifestations se multiplient pour réclamer l’arrêt des violences chinoises à l’égard des Tibétains.

Mardi 18 mars, l’organisation Reporters sans frontières a demandé aux chefs d’Etat de boycotter la cérémonie d’ouverture des JO afin de protester contre les violations des droits de l’homme en Chine et la répression au Tibet. Le président du Parlement de l’Union européenne, Hans-Gert Pöttering, a également appelé les hommes politiques qui prévoient d’assister à la cérémonie à « se demander, si la violence continue, s’il serait responsable d’effectuer un tel voyage ». Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a expliqué que cette proposition « ne rencontre pas le soutien du gouvernement français » mais il n’a cependant pas exclu une concertation des 27 pays de l’UE sur le sujet. Quant à Ségolène Royal, elle a renouvelé son souhait de voir les Jeux boycottés.

Hier, la situation à Lhassa semblait plus apaisée. Toutefois, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a déclaré: «Nous avons la preuve que la clique du dalaï-lama a fomenté les troubles pour saboter les Jeux olympiques». Le dalaï-lama a assuré qu’il n’avait pas de prise sur les violences au Tibet. Il a menacé de quitter ses fonctions si la situation entre les Tibétains et les forces de police chinoises dégénérait : « Si les choses échappent à tout contrôle, alors la seule solution pour moi sera de démissionner » a-t-il déclaré dans une conférence de presse. Le chef spirituel du bouddhisme tibétain a aussi réaffirmé que l’indépendance du Tibet n’était «pas à l’ordre du jour» et qu’il souhaitait «bâtir de bonnes relations avec les Chinois».

Déborah Creff

Économie : Fed Down, Wall Street Up Up Up..


La Fed (Réserve Fédérale des Etats-Unis) a décidé de baisser son taux directeur de 0,75% pour aider le marché boursier américain.

Cette baisse a eu pour effet de revaloriser les bourses américaines. Le Dow Jones a ainsi augmenté de 3,51% alors que le Nasdaq a fait encore plus fort avec 4,19% d’augmentation. Cette action de la Fed booste les marchés américains et européens dans la foulée, mais c’est une nouvelle fois, un aveu d’impuissance face à la crise que subissent les marchés boursiers. En effet, depuis le début de l’année, la Fed a déjà dû abaisser de 2% son taux directeur, il est de 2,25% au mercredi 19 mars.

La crise sera t-elle évitée pour autant ? La question se pose car lors des précédentes tentatives de la Fed, on avait remarqué une nette augmentation des différentes bourses mondiales avant une nouvelle chute.

Le malheur des uns, fait le malheur des autres puisque les patrons français continuent de s’inquiéter de la hausse de l’euro face au dollar, à cause des crises boursières.
Il est vrai que la situation financière des entreprises européennes est critique car plusieurs d’entre elles avaient pris le parti de négocier en dollar quand celui-ci était au plus fort. Aujourd’hui, elles s’en mordent les doigts et espèrent que le dollar remonte.

Comme précédemment, l’Euro a baissé à 1,5626 dollar au lieu de 1,5905 avant la baisse du taux directeur de la Fed.

Les Américains espèrent que cette baisse, qu’ils pensaient plus importante (1% au lieu de seulement 0,75%), aident les entreprises à ne pas se noyer comme la Bear Stearns qui a été rachetée en catastrophe par JP Morgan Chase, au prix de 2 dollars l’action. Une action qui, il y a un an, en valait encore 130 en octobre 2007. Une chute vertigineuse à laquelle aucune société ne peut échapper. Les marchés boursiers sont souvent sans pitié.

La Fed est l’unique espoir de Wall Street. Pourtant la Banque Centrale Américaine ne pourra sûrement pas continuer de baisser indéfiniment son taux directeur.

Marco Martins

France : L’homme qui valait 5 milliards libéré


Après 38 jours d’incarcération à la prison de la Santé, l’ancien trader de la Société Générale Jérôme Kerviel a été libéré mardi 18 mars. Il est soupçonné d’avoir fait perdre près de 5 milliards d’euros à la banque.

C’est un Jérôme Kerviel élégant et détendu, presque souriant que les médias ont découvert à sa sortie, pour la première fois ailleurs qu’en photo. Il devrait se reposer dans un lieu tenu secret pendant une dizaine de jours. Il doit néanmoins se présenter au commissariat toutes les semaines et a interdiction de quitter l’Ile de France. Son avocate a indiqué qu’il avait été très surpris par cette libération. L’avocat de la Société Générale a estimé que cette décision était « très équilibrée ».

Le trader, âgé de 31 ans, avait été placé en détention provisoire le 8 février.En opposition à l’avis du parquet général, c’est la cour d’appel de Paris qui a décidé de le libérer. Jérôme Kerviel aurait eu un bon comportement en prison et il a été très coopératif lors des interrogatoires. Il devra toutefois éviter tout contact avec ses anciens collègues et n’a plus le droit d’exercer sa profession de trader ou toute activité en lien avec les marchés boursiers.
Jérôme Kerviel a déjà reçu une promesse d’embauche par un expert en informatique, Jean Raymond Lemaire, qui se porte aussi garant de représentation.

Le trader résidant à Neuilly est devenu à son insu en quelques jours une véritable star. À la fin du mois de janvier, son nom était le nom le plus tapé sur Google. Cinq livres racontant son histoire doivent sortir dans les semaines à venir. Jérôme Kerviel doit être convoqué à la fin du mois à la brigade financière pour de nouvelles auditions.

Élodie Petit

mercredi 12 mars 2008

Politique : L’Espagne reste dans le rouge


José Luis Zapatero et son parti, le PSOE, ont vu dimanche 9 mars leur gouvernement reconduit pour 4 ans.

Lors des législatives, le Premier ministre a vu son pouvoir renforcé alors qu’on lui prédisait une défaite cuisante après ses erreurs, comme les négociations avec l’ETA.
Le parti socialiste espagnol a même été tout proche de la majorité absolue, à 7 sièges près.

Malgré les 169 sièges conquis par les socialistes, la droite du Parti Populaire (PP) ne s’est pas écroulée et a même vu son nombre de sièges augmenter, passant de 148 à 153.
Dans la course aux sièges du Congrès espagnol, ce sont finalement les petits partis, souvent nationalistes qui se sont vus soustraire beaucoup de sièges : le ERC en Catalogne est passé de 8 à 3 sièges, la IU Izquierda Unida est passée de 5 à 2 et le PNV au Pays Basque a perdu un siège, n’ayant maintenant plus que 6 sièges.

On remarquera aussi que le PNV, le parti nationaliste basque, ne mène plus la danse dans son fief, le Pays Basque. Le PSOE, qui a bénéficié du soutien des habitants de la région qui ont surtout voté contre le Parti Populaire, est passé devant les nationalistes, ce qui amène les dirigeants basques à vouloir s’allier aux socialistes et créer une alliance parlementaire « stable ». Depuis 30 ans de démocratie espagnole, ce cas de figure ne s’était jamais présenté.

Zapatero bénéficie d’une forte sympathie dans le pays et devrait avec quelques alliances, combler facilement les 7 sièges qui lui manquent pour avoir la majorité absolue. La gauche est bien installée en Espagne et le leader de la droite, Mariano Rajoy, qui espérait reprendre le pouvoir et enfin succéder à José Maria Aznar, devra plutôt passer la main après cette deuxième défaite consécutive. Pourtant il aura tout tenté pour déstabiliser et décrédibiliser l’actuel gouvernement, dans une stratégie risquée au vu des résultats plutôt satisfaisants au niveau économique du parti socialiste. Certes, il y a des erreurs, mais les espagnols veulent des avancées économiques plutôt que politiques.

Marco Martins

Médias : Facebook en français !


Après l’espagnol le 11 février et l’allemand le 3 mars, Facebook lance une version française de son site de socialisation pour attirer encore plus d’internautes et de publicité.

Créé en février 2004, Facebook, destiné à l’origine aux étudiants, a vu son audience doubler en moins d’un an. Véritable phénomène du web, il compte aujourd’hui au niveau mondial 67 millions d’utilisateurs actifs. Un tiers de ses membres se trouvent en Europe. Le français est la troisième version à paraître après l’espagnol et l’allemand. La France représente la sixième communauté avec 1,4 millions d’internautes, derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, la Turquie et l’Australie.

4000 internautes français ont participé à la traduction de Facebook. Ils ont été choisis en raison de leur grande utilisation du site, le parti pris étant que les utilisateurs seraient les mieux à mêmes de traduire les fonctionnalités qu’ils emploient.

« J’ai reçu début janvier un logiciel pour faire la traduction, que j’étais libre d’accepter ou non. Déjà à l'époque, il y avait 2.000 personnes qui travaillaient sur la version française, le recrutement se faisant par vague pour arriver à quelque 4.000 personnes », explique Albin Marin qui a fait partie de l’équipe des traducteurs. Cet accro de Facebook compte publier en avril un guide pour mieux utiliser ce site et éviter ses pièges.


Pour accéder à la nouvelle version française, les internautes disposant déjà d’un profil en anglais, doivent cliquer à partir de leur page d’accueil sur « account » puis aller dans « languages » et choisir le français. Quant aux nouveaux inscrits, ils jouiront directement de la nouvelle version.
Toutefois, la traduction du site est loin d’être parfaite : certains termes sont toujours en anglais et les fautes d’orthographe foisonnent.

Déborah Creff

Musique : Boyz are back !


Avec dans leurs bagages 60 millions de disques vendus dans le monde, les Boyz II Men entament mercredi 12 mars une tournée française qui débute au Zénith de Paris pour se terminer le 20 mars à Lyon. La meilleure façon de fêter leur 20 ans de carrière.

Fondé en 1988 à Philadelphie, le quatuor, aujourd’hui trio suite au départ de la voix de basse Michael McCary, victime de problèmes récurrents au dos, a connu ses heures de gloires durant les années 90, avec des titres tels que « The End of the Road » ou « I’ll make love to you », toujours parmi les meilleures ventes de l’histoire.

Après une période creuse au début des années 2000, les précurseurs du R’n’B sont revenus sur le devant de la scène avec « Motown : A Journey Through Hitsville USA » un album dans lequel ils reprennent des classiques soul du célèbre label, du « Track of my Tears » de Smokey Robinson au « Ribbon in the Sky » de Stevie Wonder, en passant par le « Mercy, Mercy » de Marvin Gaye.

« Ce sont des morceaux qui ont montré la voie à des artistes comme nous ! Il fallait vraiment rendre hommage à ces classiques et à leurs auteurs » explique Shawn Stockman. Petite surprise de l’album, la reprise du « War » de Bruce Springsteen qui dynamite le répertoire des trois lovers. « Il l’a entendu et il était incrédule ! » explique Shawn. Les fans sont prévenus, les Boyz II Men peuvent encore nous surprendre.

Rendez vous donc dès mercredi au Zénith de Paris pour voir si le meilleur groupe de R’n’B de tous les temps mérite toujours son titre.

Josian Bonnouvrier

Société : Combien de temps passe t-on sur l’oreiller ?


Le sommeil des Français intéresse beaucoup. Une enquête nous révèle combien de temps, ils passent sur leur oreiller. Leurs habitudes avant l’heure du coucher et les causes et conséquences de l’insomnie.

Les Français dorment en moyenne une heure de moins que dans les années 1960, soit environ 7h30 par nuit. Selon un sondage effectué par BVA sur 1004 personnes représentatives, 45% des 25-45 ans interrogés considèrent ne pas dormir assez. Voici le résultat de l’enquête réalisée pour la journée du sommeil (qui aura lieu le 19 mars) et qui a été commandée par l’institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES).

Les principales raisons avancées par les sondés comme étant nuisibles au sommeil sont le travail et le temps passé dans les transports pour s’y rendre, le stress, l’anxiété et les enfants.

99,8% estiment que dormir est important pour la santé et 58,6% pensent que le sommeil est un plaisir. À l’inverse pour d’autres, ce repos nocturne est angoissant, contraignant ou encore une perte de temps. Pour plus de la moitié de la population interrogée, le lever matinal est un signe de dynamisme.

Les habitudes de sommeil sont en corrélation avec le rythme imposé par le travail ainsi que par celui des vacances. Durant les périodes de travail, les horaires de sommeil sont réguliers, l’heure du coucher se situe avant minuit et parfois on s’autorise une sieste dans la journée. Alors que les vacances sont plus propices au relâchement. Or les conséquences sont directes sur la mémoire, le stress, l’humeur, l’hypertension et la prise de poids.

Alors pour bien dormir, les médecins « encouragent à créer un environnement favorable, calme et apaisant », pour cela trois commandements sont à respecter. On pose sa tasse de café, on éteint sa cigarette et l’on range sa console de jeux vidéo.

Stéphanie Barrat

Monde : Le processus de paix au Proche-Orient prisonnier des extrémistes


Shimon Pérès, en visite à Paris, aimerait relancer l’investissement en haute technologie française en Israël, et une coopération active pour le développement durable et les énergies renouvelables. Mais cette anticipation d’accords économiques futurs occulte la situation actuelle au Proche-Orient, où Israël et le gouvernement du Hamas restent prisonniers de leurs extrémistes.

Le retrait de la bande de Gaza, semblait pourtant relancer de façon significative le processus de paix au Proche-Orient. Mais le gouvernement d’Ehoud Olmert, a vite été débordé par les extrémistes du Hamas qui se sont immédiatement emparés du territoire, d’où ils déversent une pluie de roquettes sur Israël.

La situation s’est tant dégradée que le chef du gouvernement Palestinien a perdu toute légitimité. Des négociations secrètes sont même tenues, actuellement, entre Israël et le Hamas. L’Egypte qui avait ouvert sa frontière afin de permettre un approvisionnement de la bande de Gaza se voit actuellement promue comme intermédiaire entre les deux protagonistes, court-circuitant ainsi les Etats-Unis. Mais cet accord de cesser le feu temporaire n’a rien d’un accord politique. De plus, faute d’accords négociés, la bande de Gaza sera livrée tôt ou tard à une catastrophe sanitaire. L’eau y est en quantité insuffisante, 15% de la population ne la recevant que durant deux heures par jour. Le plus grave est qu’à cause de l’absence de pièces de rechange, le traitement des eaux usées est impossible, notamment dans la partie Nord de Gaza.

Parallèlement en Israël, Haggai Alon, conseiller d’Amir Peretz au ministère de la défense affirme que les FDI ( les Forces de Défense Israéliennes) ignorent dans le tracé des barrières de sécurité les instructions de la Cour Suprême Israélienne. Leur tracé ne permettrait, en aucun cas, par l’itinéraire choisi, l’établissement d’un Etat palestinien. L’ONU a reconnu que le réseau autoroutier qui a été construit, par son contournement des enclaves palestiniennes, les isole encore plus en Cisjordanie.

Chantal Sayegh-Dursus

Municipales : Bilan du premier tour


Ces dernières semaines, les Français ont exprimé leur mécontentement face à la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement au travers des sondages. Dix mois après son arrivée à la tête de l’état, ces élections municipales sont un premier bilan.

Les observateurs s’attendaient à une poussée rose. La gauche a certes su s’imposer dans de nombreuses villes, mais la droite, contrairement aux prévisions, s’est maintenue dans de nombreuses communes. À Bordeaux, la surprise fut totale pour l’UMP Alain Juppé, maire sortant réélu au premier tour, à peine neuf mois après une défaite aux législatives qui lui a coûté sa place de ministre. Le maire sortant de Lyon le socialiste Gérard Collomb aussi a été réélu face à l’ancien Garde des Sceaux Dominique Perben. A Marseille et à Toulouse, les candidats UMP, en tête, devront se méfier de leur opposant avec qui ils sont au coude à coude. Certaines villes ancrées à droite ont basculé à gauche, pour la première fois depuis plusieurs décennies. À Rodez par exemple, la droite est présente depuis 55ans mais la liste du candidat socialiste est en tête.

À Paris, comme tous les sondages l’annonçaient, c’est la liste du maire sortant Bertrand Delanöe qui est arrivée en tête avec plus de 40% des voies contre seulement 27 pour la liste de droite. Trois arrondissements ont déjà élu un maire de gauche au premier tour, le IIIème, le XIème et le XXème. Dans le VIIème arrondissement, la ministre Rachida Dati n’a pas réussi à s’imposer au premier tour, contrairement aux habitudes de la droite dans l’arrondissement.

À quelques jours du second tour, tous les regards se tournent vers le parti centriste de François Bayrou, le MoDem, qui se place en arbitre dans de nombreuses villes. Le chef du parti a annoncé que des rapprochements à gauche et à droite auront lieu selon les villes.

Élodie Petit

UEFA : l’OM confiant mais vigilant


Auteur de trois buts au match aller, l’Olympique de Marseille décolle pour Saint-Pétersbourg avec un avantage incontestable. Difficile d’oublier pour autant le résultat du match retour en seizième de finale contre Moscou (2-0) qui serait, ce soir, synonyme d’élimination.

L’unique but encaissé par Mandanda au match aller pourrait se révéler fatal à l’Olympique de Marseille qui a largement dominé l’équipe russe, jeudi dernier, sans pour autant se mettre hors de portée. Les Phocéens partent donc avec une avance numérique considérable, mais restent prudents face à des pétersbourgeois qui ont largement la capacité de se qualifier. Pour Eric Gerets, l’entraîneur olympien, la meilleure tactique est d’aller droit au but : « On gardera notre philosophie offensive dès qu'on en aura la possibilité, car la meilleure défense, c'est souvent l'attaque. N'y aller que pour défendre et contrôler serait une mauvaise idée ».

Même s’ils n’arrivent pas en terrain conquis à Saint-Pétersbourg, les Marseillais conservent la combativité qui les anime depuis le mois de janvier : « En ce moment, nous sommes des conquérants, des guerriers. Quand tu vois un petit bonhomme comme Mathieu Valbuena qui va au charbon, tu n'as peur de rien », confie Cissé à La Provence. Une rage de vaincre qui leur sera nécessaire pour accéder au prochain tour de la C3.

Depuis la trêve hivernale, l’Olympique de Marseille enchaîne les victoires toutes compétitions confondues. S’ils se qualifiaient sur la pelouse du stade Petrovski, les Phocéens accèderaient aux quarts de finale de la compétition européenne pour la troisième fois en dix ans pour le plus grand bonheur des joueurs à l’instar de Djibril Cissé, auteur d’un doublé au match aller : « Je suis très excité par ce match. Nous sommes à 90 minutes d’un quart. Ce sont des grands moments à vivre ».
Pour y accéder, un seul mot d’ordre : droit au but !

Christelle Pellissier

vendredi 7 mars 2008

La fin du rêve américain pour Marion Cotillard?


Après la gloire et les lauriers... La douche froide ! Marion Cotillard est plongée au cœur d’une polémique à propos de sa déclaration sur Paris Première où elle met en doute les attentats du 11 septembre 2001.

Quelques jours après un César et un Oscar pour son interprétation d'Edith Piaf dans La Môme d'Olivier Dahan, est-ce déjà la fin de la carrière hollywoodienne de Marion Cotillard ? Couronnée depuis fin février par un fulgurant succès international, l’actrice française est dans la tourmente depuis la rediffusion d’une émission datant du 16 février 2007 sur la chaîne Paris Première. La jeune comédienne y tient des propos dans lesquels elle met en doute la version officielle des événements du 11 septembre 2001 au nom de la « théorie du complot ».

Ses déclarations ont nourri ces derniers jours, l’actualité en Angleterre et aux Etats-Unis sur Internet et dans la presse grand public. Lundi 3 mars, la presse américaine remettait en cause la carrière de l’actrice de 32 ans qui doit commencer le tournage du prochain film de Michael Mann, Public Enemies, avec Johnny Depp.
Si les propos de la Française avaient été connus avant la cérémonie, « elle aurait probablement perdu l'Oscar » déclarait Tom O’Neil, l'éditorialiste de The Envelope.

Dans un communiqué aux médias américains, Marion Cotillard se défend: « Mes propos (...) ont été complètement retirés de leur contexte et génèrent une polémique qui n'a pas lieu d'être. La conversation, lors du talk-show, tournait autour de la notion de complot en général. A aucun moment, je n'ai jamais remis en cause les horribles attaques du 11 septembre 2001, un des jours les plus tragiques de toute l'histoire. Néanmoins, je regrette sincèrement si mes propos ont pu choquer ou blesser ».

Depuis, la polémique désenfle et le ton revient à l’apaisement. « L’affaire Cotillard » cesse peu à peu d’intéresser les médias ; l’Amérique préfère se tourner vers un autre scénario à suspense : le duel démocrate entre Clinton et Obama.

Déborah Creff